Gestion de la crise suicidaire : repérer, évaluer, orienter, apaiser.

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Gestion de la crise suicidaire : repérer, évaluer, orienter, apaiser.

Après le beau succès de la session 2018, une session en 2019 !

Ouvert à tous les praticiens en relation d’aide, deux jours sur la gestion du potentiel suicidaire dans la relation d’aide.

Pour quelle situation?

Tout thérapeute peut y être confronté, et se doit donc de s’équiper en conséquence…

La crise suicidaire est une crise psychique dont une des issues possibles est le suicide. Ces situations peuvent se présenter en pratique courante, notamment pour des thérapeutes ou praticiens de la relations d’aide, qui n’ont pas forcément toujours les outils pour y faire face.

L’idée de cette formation est de donner à ces praticiens des outils concrets pour évaluer plus facilement et précisément, et référer correctement, de façon adaptée, dans les situations ou les patients évoquent des idées suicidaires.

Un consultant nous dit, de façon parfois inattendue, une phrase ambiguë, voire explicite sur son « envie d’en finir ». La situation peut être parfois inconfortable pour le thérapeute…et pour le patient!

Que faire de ce propos? Qu’en dire? Que demander?

Comment savoir si on est face à une urgence immédiate qui nécessite une intervention directe ou si on a un peu de « temps pour réfléchir » évaluer la situation et y avoir accès par la relation thérapeutique?

Comment intervenir pour repérer un risque? Évaluer un potentiel? Orienter si besoin et où? Comment déjà intervenir et apaiser?

Pourquoi cette formation?

Dans l’ensemble il apparaît que nos formations initiales (médicales ou non médicales) ne donnent pas d’outils concrets d’évaluation de la crise suicidaire. Heureusement dans certaines filières, certaines formations (comme le RUD) sont devenues quasi-obligatoires, mais c’est globalement rare…

Comment évaluer l’urgence, le risque, la dangerosité de la situation? Sur quels critères doit-on agir dans l’urgence absolue ou peut-on prendre un minimum de temps pour réfléchir? Comment communiquer efficacement dans ces situations, potentiellement inquiétantes pour le thérapeute comme pour son patient?


Il ne s’agit pas directement d’une formation à l’hypnose. Il s’agit d’une formation qui aiderait les thérapeutes à évaluer le potentiel suicidaire et à agir de façon la plus cohérente et sécure possible dans ce genre de situations d’urgence. Il ne s’agit pas non plus d’une formation à un modèle de thérapie mais plutôt « d’intervention de crise », le but étant de sortir de la crise et non pas de résoudre, ici et maintenant, l’intégralité de la situation du patient en souffrance…


Ce genre d’intervention de crise relève des soins d’urgence que chacun devrait peut-être connaître, au même titre qu’un massage cardiaque.

Elle a d’ailleurs été proposée sous une forme ou une autre à un grand nombre de professionnels soignants ou non-soignants comme les gardiens de prison, les assistants sociaux, éducateurs, etc. et leur est utile. Il nous apparaît que c’est a fortiori le cas pour des thérapeutes déjà installés qui reçoivent quotidiennement du public.


Cette formation ne donne pas une habilitation à soigner ou à accompagner des personnes présentant des idées suicidaires, dépressives ou inquiétantes. Elle vise plutôt à aider ceux qui pourraient, parfois de façon inattendue, y être confrontés dans leur pratique à savoir, pour eux et leur patient, « s’en tirer » le mieux possible !
Nous espérons aussi qu’elle améliorera les compétences dans « l’entretien » anamnestique et la communication.

 

Informations concrètes

Une part de la formation concernera la partie « évaluation » du potentiel suicidaire : quels critères pour « lire » la situation, repérer son risque, son urgence et la nécessité de quels soins par qui.
Une seconde part de la formation développera la partie « interventionnelle » de l’entretien: quels outils de communication, comment mener l’entretien etc.


Formation basée sur supports ppt et écrits et pratique par jeux de rôles.
Lieu: 11ème arrondissement de Paris
Dates:mardi 14 et mercredi 15 mai 2019
Prix: 300€ pour les 2 jours


Admissibilité:
-Thérapeutes soignants: transmettre votre « mini-CV » = diplômes de base, parcours pro, formations complémentaires notamment en thérapie.
-Thérapeutes non-soignants: avoir une formation de base, et une véritable pratique, existante et cohérente, de thérapeute (il ne s’agit pas d’une formation initiale et qui apprend la pratique thérapeutique, mais vient plutôt la « sécuriser » un peu). L’inscription nécessite de présenter dans le message son parcours et formations(« mini CV ») et sa pratique actuelle.
-Non thérapeutes: donner votre parcours professionnel et vos motivations à vous inscrire

Les organisateurs se réservent le droit d’accepter ou non toute candidature.

Formateurs: nous serons deux.


Dr Caroline PHAM-DINH LOUX. Psychiatre et psychothérapeute, ancienne chef de clinique à la faculté de médecine de Lorraine et praticienne en SMPR (en centre pénitentiaire). Très impliquée dans la formation des étudiants, elle est spécialiste de la « simulation en santé » (enseignement par jeux de rôles) comme méthode d’apprentissage, notamment en psychiatrie (sujet dont elle a fait sa thèse de doctorat).
Dr Philippe AÏM. Psychiatre et psychothérapeute. Formateur en hypnose et thérapies brèves à l’institut UTHyL et au CHTIP, ancien chef de clinique et enseignant à la faculté de médecine.


Tous deux ont une expérience clinique variée tant en milieux « difficiles » (services fermés, urgences psychiatriques, psychiatrie pénitentiaire etc., où l’on doit faire face régulièrement à des crises psychiques) qu’en consultations ; et tous deux ont une expérience de l’enseignement et notamment de ces sujets.


Le nombre de places sera limité (environ 20 à 25 personnes…nous aviserons si le nombre de demandes « explose » mais nous ne dépasserons pas 30 ! ) pour que nous puissions encadrer tout le monde dans les jeux de rôles.


Pour s’inscrire: envoyer un mail via le formulaire disponible en cliquant ici, avec  les infos demandées (coordonnées, parcours et activité pro, quelques lignes sur la motivation à s’inscrire).

Valérie vous répondra dès que possible avec, si votre candidature est retenue, un bulletin d’inscription, les coordonnées exactes etc.